Encore plus simple
apparemment que le suivi hormonal des MtF, le THS (Traitement Hormonal
de Substitution)des FtM utilise l'hormone-miracle : la
testostérone. Développement de la musculature, de la
pilosité (barbe comprise) et passage à une voix
mâle : le résultat est rapide et saisissant en
matière de passing... Et un FtM se dispense évidemment
des séances longues et coûteuses d'épilation ! ;-)
Outre
les limites actuelles de la chirurgie FtM (voir le chapitre chirurgie),
la difficulté majeure pour un FtM, c'est se procurer ses
hormones.
Un généraliste qui prescrit de la
progestérone et des estrogènes à une MtF ne fera
qu'ajouter un cas aux femmes cisgenres ménopausées qu'il
hormone déjà... À la différence des MtF,
qui n'ont donc pas ce souci (ces produits, courants et peu chers, sont
faciles
à se procurer), les FtM sont sur un « marché
» hormonal de niche,
d'autant plus surveillé que la testéstérone est
également utilisée par
des médecins peu scrupuleux pour... le dopage des sportifs
professionnels !
Et voilà pourquoi les FtM ont
beaucoup plus de mal à se soustraire au contrôle
psychiatrique sous contrainte exigé par la majeure partie des
endocrinologues ! Voilà pourquoi on trouve de nombreux FtM
pris en charge par les équipes « officielles »,
moins brutales à leur égard qu'à celui des MtF
pour des raisons idéologiques évidentes. Pour un
psychiatre « canal habituel » (c'est-à-dire un
transphobe), une MtF est quasi psychotique alors qu'un FtM est une
femme qui n'assume pas son homosexualité, donc une perverse1
qui veut s'approprier le phallus. Anormal, certes, mais
méritoire... À défaut de convaincre le FtM de
renoncer, le psychiatre lui donnera le feu vert plus vite qu'à
une MtF, en s'extasiant ultérieurement sur sa bonne insertion
sociale (un psy transphobe analyse tout en symbolique, jamais en
domination masculine !).
Se procurer de la testostérone
en évitant le pssage par la case psy est cependant possible
puisque quelques jeunes FtM et leur famile y sont récemment
parvenus...
[1] Que les FtM choqu&és se rassurent :
pour un psychiatre, la perversion est bien plus valorisée que la
psychose ;-)