La transphobie, c'est évidemment l'État français qui l'organise, qui la diffuse, qui la promeut...
Mais,
si l'on ne dévoilait pas les mécanismes de la transphobie
« républicaine », on pourrait croire qu'il
s'agit de simples « dysfonctionnements »... Et pousser
les Trans à incriminer les fonctionnaires de base qui
seraient responsables de tous nos maux ! Certes, nous rencontrons
tou(te)s, ici ou là, tel ou tel petit chef transphobe ravi de
pouvoir exprimer sa haine de la différence et de s'en prendre
impunément (croit-il...) à une communauté qui ne
bénéficie pas de la nouvelle loi
anti-discrimination. Tiens, tiens... Pourquoi donc l'État
français, et le gouvernement UMP de l'époque (Bonjour,
monsieur Raffarin !), nous ont-ils délibérément
sortis de la loi ? Et sous quel prétexte ? Nous allons y
revenir car c'est éclairant sur les mécanismes
d'État mis en place par nos élites
« républicaines »...
Le système de transphobie d'État (1) : verrouiller le système en maintenant la loi sur « l'indisponibilité des personnes »...
C'est l'État
français qui s'appuie sur la loi sur
« l'indisponibilité des personnes », une
loi archaïque que les gouvernements successifs, de droite comme de
gauche, se sont bien gardés d'abolir ! Hallucinante survivance
de l'époque napoléonienne, ce texte fait de
l'État le maître des corps de tou(te)s les Françai(e)s !
Il suffit d'être
trangenre pour le découvrir...
Le système de transphobie d'État (2) : refuser tout dialogue en organisant la pathologisation de la différence
Le système de transphobie d'État (3) : éradiquer [1] notre communauté par une organisation systématique de la discrimination transphobe
[1] À ceux qui trouveraient le terme excessif, rappelons que
l'un des sens du mot éradiquer, selon « Le Petit
Robert », c'est « faire disparaître totalement »... Faire de la trans-identité une pseudo
« maladie mentale », briser psychiquement par les
expertises psychiatriques et génitales, plonger dans la
dépression, pousser au suicide ou à la prostitution non choisie, stériliser en
masse notre communauté (condition sine qua non
actuellement du
changement d'identité !), c'est bien se livrer à une
tentative
d'éradication. Ayant subi tout ou partie de ces avanies, les
survivantes s'empressaient de plonger dans la
clandestinité en se faisant ensuite passer pour des femmes
génétiques. La honte et le silence comme ultime destin
pour ceux que la psychiatre Colette Chiland appelait
en 2006 « les
transsexuels calmes, bien élevés et cachés »
qui acceptaient de « poursuivre leur vie dans l'ombre de la
société normale » ! Ces temps, heureusement,
s'achèvent et la communauté transgenre s'organise...