« le transsexualisme se situe au carrefour, à la limite de toutes les pathologies »
Jean-Marc Alby, cité par Colette Chiland, Que sais-je ?, éditions PUF, Paris, 2003, p. 68
« Quand
dans une société on ne sait plus représenter une
symbolique de la différence des sexes on fabrique une
philosophie qui évacue toute différence ».
Cité par Mireille Bonierbale, site de l'Association Inter-Hospitalo Universitaire de Sexologie (faculté de Médecine de Montpellier)
« La
psychiatrie a pour objet de soins le trouble mental. Actuellement,
cette notion est élargie, et notamment aux problématiques
adolescentes, à la délinquance sexuelle,
c'est-à-dire aux troubles du comportement sexuel, aux troubles
de l'identité sexuelle (transsexualisme) [...] »
Magali Bozon-Bruzel, Psychiatrie : état d'urgence, interview, Le Monde.fr, février 2006.
« Le diagnostic va donc se poser sur la
constance à demander et à souffrir du
besoin de changement, c’est pourquoi une période de deux ans d’observation a été
fixée. »
Mireille Bonierbale, Questions
face au transsexualisme, Synapse, 1998
« le
transsexualisme est devenu un phénomène
médiatique, ce qui pose le problème des
« épidémies » de transsexualisme qui
suivent les émissions téléviséees abordant
ce thème. »
Mireille Bonierbale, Transsexualisme, ce qu'il faut savoir, A.I.M. 106, 2005 *
* en collaboration avec Nicolas Morel-Journel, Bruno Mazenod, Albert Leriche
À signaler : Mireille Bonierbale est membre de la
H.B.I.G.D.A. / W.P.A.T.H.
«
Le choix du sexe est, nous le savons, de l'ordre du rêve. Que le
transsexuel vienne, dans le réel, nous en faire miroiter la
possibilité a de quoi provoquer l'angoisse. »
Serge Bornstein, Remarques sur le transsexualisme, Journal français de Psychiatrie, n° 5, 1997 *
* en collaboration avec Marcel Czermak & Henri Frignet.
«
Le transsexualisme est intégré dans les classifications
internationales des “ troubles mentaux ” (CIM 10 de l'OMS,
et DSM IV TR de l'APA), pathologie qui justifie un protocole
psycho-endocrino-chirurgical, pris en charge par la
Sécurité Sociale, après accord du médecin
conseil national. Le positionnement de cette souffrance psychique avec
sa qualification de “ pathologie ” parmi les
“ troubles mentaux ” est souvent contesté et
mal compris par les intéressés. »
Marc-Louis Bourgeois, Transsexualismes et dysphories de genre. L'approche médico-psychologique in Manuel de parcours Trans (Mutatis Mutandis éditions, 2008)
« Le
transsexualisme est une affection mentale rare qui consiste, chez un
sujet normalement constitué, en la conviction d'appartenir au
sexe opposé. Cette conviction, véritable idée
prévalente est précoce, permanente et
inébranlable. [...] Le transsexualisme n'est pas curable par les
thérapeutiques psychiatriques actuellement disponibles. »
Jacques Breton, Le transsexualisme : étude nosographique et médico-légale (Rapport de médecine légale, congrès de psychiatrie et de neurologie, Besançon 1985, Masson).
« Comprendre le malade transsexuel et l’aider dans sa dramatique odyssée. »
Aldo Calanca, psychiatre, Le transsexuel
après le changement : évolution et pronostic, Helvetica chirurgica Acta, 1991
« Traditionnellement,
on hésite en psychiatrie à classer le transsexualisme
entre une perversion et une psychose. On sait combien
l’étiquetage pathologique de ces phénomènes
est délicat : non seulement les transsexuels la récusent,
mais dans bien des cas, la quasi normalité dans le comportement,
voire les performances remarquables de certains individus,
discréditent la stigmatisation médicale. »
Pierre-Henri Castel, « Vers midi, le 20 août 1995 » : l’épiphanie transsexuelle de Dee McCloskey, in Savoirs et cliniques n°2 (2003) pp.97-112
«
Ce que le transsexualisme a de funeste, dès lors, on le devine.
[…] Détruisant cette opposition encore plus fondamentale
des sexes, le transsexuel s’en prend au principe de
l’humanisation comme tel. »
Pierre-Henri Castel, La métamorphose impensable, Gallimard, Paris, 2003, p. 120
« Comment est-il possible que des hommes renoncent à leur statut privilégié de mâles, de viri, pour vouloir être des femmes ? »
Colette Chiland, Changer de sexe, éditions Odile Jacob, Paris, 1997, p. 116
« ces personnes inquiétantes »…
Colette Chiland, Changer de sexe, éditions Odile Jacob, Paris, 1997
«
Depuis quelques années, s'est développé un
mouvement “ transgenre ” ou “ trans ”’ qui
se définit comme n'ayant plus rien à voir avec les
transsexuels calmes, bien élevés et cachés,
attendant poliment que les juges et les professionnels médicaux
libéraux leur donnent le traitement bienfaisant dont ils avaient
besoin pour poursuivre leur vie dans l'ombre de la
société normale. »
Colette Chiland, Pour la science, décembre 2006
« Une psychothérapie chez les transsexuels primaires
(les “ vrais ” transsexuels) ne modifiait pas le
problème, pas plus d’ailleurs que les neuroleptiques, les
électrochocs, et même la lobotomie. »
Bernard Cordier,
Marianne, n° 58, 1er juin 1998
«
On aurait tort de ne pas vouloir parfois se distraire. Un expertise de
transsexuel demandant le changement d'état-civil nous en donne
l'occasion lors de la lecture du jugement de l'affaire pour laquelle
nous avions été commis. »
Marcel Czermak, Journal français de Psychiatrie, n° 8, 1999
« Un autre soi-même dont personne ne voudrait
dans sa propre famille. »
François Danet et Jean-Marc
Elchardus (professeur des universités), Le
transsexualisme, un suicide généalogique, Forensic, 2001
« Le
transsexualisme est une affection rare qui génère un
désarroi existentiel majeur et pose des problèmes
médicaux, juridiques, éthiques et sociaux complexes. La
définition de ce trouble est purement clinique et on ne
connaît pas son étiologie de façon certaine mais sa
présentation suggère fortement des troubles
précoces au niveau des déterminants sexuels
hormono-cérébraux, responsables de l'identité
sexuelle. Le traitement proposé est plus palliatif que curatif
».
Jean-Paul Daverio, Médecine et hygiène, n° 2370, Genève, 2001
(en collaboration avec Juliette Buffat & B. Rüedi)
« 120
patients recherchant un traitement chirurgical de changement de sexe
(SRS) dans notre clinique ont été évalués
en considérant leur symptomatologie transsexuelle aussi bien que
leur psychopathologie. La comorbidité de psychoses ou de trouble
de la personnalité borderline d'une part et le transsexualisme
d'autre part est commune, causant une difficulté dans le
processus de prise de décision pour le clinicien. »
G. De Cuypere, Trouble de l'identité de genre et comorbidité psychiatrique, in site de l'AAPEL
(en collaboration avec C. James)
À signaler : Griet
De Cuypere travaille, aux côtés du professeur Monstrey, au
Département de psychiatrie de l'hôpital de Gand. Elle est
responsable de la H.B.I.G.D.A. / W.P.A.T.H.
« Il y a deux sexes [...] même les transsexuels ne changent pas de sexe, ils perdent les deux. »
Antoinette
Fouque, fondatrice du groupe essentialiste « Psych et
Po », ex-députée européenne, psychanalyste
(citée par Catherine David, psychanaliste, Le Nouvel Observateur n° 2231, août 2007)
« Vous faire opérer, c’est quoi ? C’est essentiellement
vous faire couper la queue. »
Jacques Lacan, Consultation publique,
21 février 1976
« Alors que je rencontrais des femmes en
demande de “ changement de sexe ”, et par conséquent d’abord d’une mammectomie, je
me suis aperçue un soir que depuis quelque
temps je m’endormais les mains posées sur
la poitrine, comme pour la protéger. »
Patricia Mercader, Illusion
transsexuelle, 1994
« Cependant lorsque le vrai transsexuel se prostitue, c'est la plupart
du temps afin de réunir les sommes nécessaires à sa transformation. Le
transsexualisme, ainsi lié au désir et à l'argent, est en effet une
pathologie mentale rare qui relève de la psychiatrie. »
« Les transfuges du corps demeurent absents au plaisir dans un corps comme dans l'autre. »
Jean-Claude Pénochet, Les transfuges du corps, in Site de l'AIHUS (Association Inter-Hospitalo Universitaire de Sexologie, Montpellier 1 et Marseille)
en collaboration avec S. Chrisment
À
signaler : Jean-Claude Pénochet est Secrétaire
Général du Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux...
« Saint-Thomas
pensait que nous n'étions qu'usufruitiers de notre corps, Dieu
en étant propriétaire. Dans cette conception,la
jouissance sexuelle est du côté humain. Le transsexuel qui
veut se rendre maître de son statut, aboutit à ce que la
jouissance soit du côté de Dieu c'est-à-dire de
l'Autre. Il confusionne deux places (l'usufruitier et le
propriétaire), dont Saint-Thomas avait marqué la division. »
Jean Périn, Le transsexuel dans tous ses états : le fabuleux jeu de mot du substitut Fabre, 1996, cité par Thierry Gallarda (psychiatre à Paris) dans Le syndrome de transsexualisme in Séminaire de psychiatrie biologique, hôpital Sainte-Anne, Tome 30
« Comble d’intervention corporelle, le transsexualisme fascine par sa
traversée des genres inédite, sa révolte anatomique, son hermétisme
étiologique, sa rébellion nosographique. »
Adeline Sacco, Étude des conflits
inconscients chez des sujets transsexuels, à travers la notion d’Image
du corps dans le Rorschach.
Mémoire
de recherche en vue de l’obtention du diplôme de
psychologue. Option : Psychopathologie
(Abstract), École de
psychologues praticiens, Université catholique de Paris VI.
«
absence dynamique, vivante et “ tantalisante ” au plus haut
point. On a toute raison de penser que, très probablement, ces
hommes non seulement laissent leurs femmes “ efféminer
” leurs fils à leur guise, mais qu’ils poussent fort
subtilement ces derniers sur le chemin du retour au giron maternel.
»
Mustapha Safouan, Contribution à la psychanalyse du transsexualiste in Silicet n° 4, Le Seuil, 1973, page 139
« Il
s'agira ici de parler des hommes aspirant à devenir
transsexuels, c'est à dire ceux dont toute la vie est tendue
vers une opération et une rectification de leurs papiers
d'identité. Je propose d'y voir l'effet d' une organisation
psychotique qui les conduit non pas à changer de sexe mais
à se mettre hors sexe. »
Claude Spiemann, À
propos du transsexualisme. Quelles questions ? Quelles réponses
? Conférence du GÉPI (Groupe d'Études Psychanalytiques
interdisciplinaires) de l'Université du Québec à Montréal (UQÀM), le
5 juin 2002
« Aux
prouesses des chirurgiens et à la récente compassion des
juges, s’oppose l’analyse des psychiatres qui
désapprouvent leur espoir de “ retoucher ” aux
fondations inconscientes de l’identité. En effet, ces
processus de “ sexuation ” ne sont invalidés
à ce point que dans les délires de la psychose*, ce qui
fait supposer que le “ transsexualiste ” est un
psychotique qui s’ignore, au sein d’un corps social qui le
légitime. »
Le Dico de l'amour, www.sexologie-fr.com
A. Identification intense et persistante à l'autre sexe (ne concernant pas exclusivement le désir d'obtenir les bénéfices culturels dévolus à l'autre sexe).
Chez les enfants, la perturbation se manifeste par 4 (ou plus) des critères suivants :
(1) exprime de façon répétée le
désir d'appartenir à l'autre sexe ou affirme qu'il (ou
elle) en fait partie ;
(2) Chez les garçons, préférence pour les
vêtements féminins ou un attirail d'objets permettant de
mimer la féminité ; chez les filles, insistance pour
porter des vêtements typiquement masculins ;
(3) Préférence marquée et persistante pour les
rôles dévolus à l'autre sexe au cours des jeux de "
faire semblant " ou fantaisies imaginatives persistantes d'appartenir
à l'autre sexe ;
(4) Désir intense de participer aux jeux et aux passe-temps typiquement de l'autre sexe ;
(5) Préférence marquée pour les compagnons de jeu appartenant à l'autre sexe.
Chez les adolescents et les adultes, la perturbation se manifeste par des symptômes tels que l'expression d'un désir d'appartenir à l'autre sexe, l'adoption fréquente des conduites où on se fait passer pour l'autre sexe, un désir de vivre et d'être traité comme l'autre sexe, ou la conviction qu'il (ou elle) possède les sentiments et réactions typiques de l'autre sexe.
B. Sentiment persistant d'inconfort par rapport à son sexe ou sentiment d'inadéquation par rapport à l'identité de rôle correspondante.
Chez les enfants la perturbation se manifeste par l'un ou l'autre des éléments suivants : chez le garçon, assertion que son pénis ou ses testicules sont dégoûtants ou vont disparaître, ou qu'il vaudrait mieux ne pas avoir de pénis, ou aversion envers les jeux brutaux et rejet des jouets, jeux et activités typiques d'un garçon; chez la fille, refus d'uriner en position assise, assertion qu'elle a un pénis ou que celui-ci va pousser, qu'elle ne veut pas avoir de seins ni de règles, ou aversion marquée envers les vêtements conventionnellement féminins.
Chez les adolescents et les adultes, l'affection se manifeste par des symptômes tels que : vouloir se débarrasser de ses caractères sexuels primaires et secondaires (p. ex. demande de traitement hormonal, demande d'intervention chirurgicale ou d'autres procèdes afin de ressembler à l'autre sexe par une modification de ses caractères sexuels apparents), ou penser que son sexe de naissance n'est pas le bon.
C. L'affection n'est pas concomitante d'une affection responsable d'un phénotype hermaphrodite.
D. L'affection est à l'origine d'une souffrance cliniquement significative ou d'une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants.
F64.0 Transsexualisme
A. Désir de vivre et d'être accepté en tant que
personne appartenant au sexe opposé. Ce désir
s'accompagne habituellement du souhait de transformer son corps pour le
rendre aussi conforme que possible au sexe
préféré, et ce, grâce à la chirurgie
ou à un traitement hormonal.
B. L'identité de type transsexuel est présente, de manière persistante depuis au moins deux ans.
C. Le trouble n'est ni un symptôme d'un autre trouble mental tel
qu'une schizophrénie ni associé à une anomalie
chromosomique.»
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Notes
[1] La loi, la réglementation de la Sécurité Sociale et la déontologie médicale garantissent à tout(e) citoyen(ne) la liberté de consulter le praticien de son choix. En tentant malgré tout, en dehors de tout cadre légal, d'imposer un suivi psychiatrique aux personnes transgenres, les réseaux transphobes assurent aux spécialistes – psychiatres et endocrinologues – une clientèle captive. Les Trans paient la note humaine et la Sécurité Sociale le coût financier ! C'est pour ces deux motifs que Trans Aide recommande aux transgenres de gérer leur suivi hormonal avec un généraliste. Pour nous, c'est la liberté ; pour la Sécurité Sociale, c'est une économie substancielle ! L'IGAS (Inspection Générale de l'Action Sociale) devrait s'interroger au plus vite sur les raisons qui poussent un organisme qui crie régulièrement au déficit à financer avec tant d'entousiasme des dépenses inutiles ! Trans Aide se fera évidemment un plaisir d'éclairer l'IGAS sur ce point...
[2] À l'inverse, d'autres médecins – des généralistes pour la plupart – assurent le suivi de santé des personnes transgenres avec ouverture d'esprit et un vrai sens des relations humaines, rendant ainsi ses lettres de noblesse à la déontologie médicale.
[3] On rappellera le rôle joué par de nombreux psychiatres sous Vichy, en 1940 et 1944, dans l'extermination par la faim de 40 000 malades mentaux (Voir les ouvrages de Max Lafont, L'Extermination douce, et celui de Patrick Lemoine, Droit d'asiles). On renverra également au discours de ces individus contre l'homosexualité dans les années 60, pour appuyer l'amendement Mirguet, qui réprimait de façon différentes les délits selon qu'ils étaient commis par un homosexuel ou un hétérosexuel... Aujourd'hui, cette sinistre corporation est l'un des fers de lance de l'homophobie : nombre de ces idéologues en blouse blanche avancent des prétextes « scientifiques » grotesques pour réserver le droit de la famille (adoption, PMA, etc.) aux hétérosexuels notoires. Quant à la transphobie psy, elle s'étale dans une abondante littérature, bien représentée par le petit florilège que nous avons rassemblé pour vous...
Refusant toute notion de responsabilité collective – qui ne sert qu'à protéger les vrais coupables – Trans Aide salue la poignée de psychiatres, francs-tireurs de cette médecine de spécialistes au service de la discrimination d'État, qui tentent, dans la France de 2008, de sauver ce qui reste de cette discipline de Tartuffes !
© Equipe d'animation nationale, le 15 mars 2008